Assassin’s Creed : la poule aux oeufs d’or d’Ubisoft

Souviens-toi, c’était il y a quelques années, fin 2007 plus exactement, Ubisoft sortait un nouveau jeu vidéo sur console, un truc complètement nouveau, un monde ouvert, une histoire basée sur des faits historiques, tout le monde en parlait, tout le monde voulait y jouer, c’était LE jeu de l’année, de la décennie même, et ça a tellement bien marché que l’année suivante ils l’ont adapté sur PC, l’année d’après ils ont sorti une suite, et tous les ans un nouveau volet était proposé aux gameurs…

La saga Assassin’s Creed était lancée et plus rien ne pouvait arrêter Ubisoft dans sa conquête du vaste monde du jeu vidéo d’action. Ce jeu, une sorte de Prince of Persia revisité, c’est devenu leur poule aux oeufs d’or, chaque nouvelle aventure se vend comme des petits pains. Le jeu a été accompagné d’une multitude de produits dérivés, de la BD au court-métrage, de la figurine à l’application sur Smartphone, en passant par tous les accessoires de mode indispensables de l’Assassin… Même qu’un film est en production en ce moment, les fans sont tous impatients de le voir, d’autant plus depuis qu’ils ont appris qu’un certain Michael Fassbender en était l’acteur principal… Mais je te l’accorde, si tu ne connais pas du tout la franchise, si pour une raison ou une autre tu n’as jamais eu l’occasion de tester (et franchement tu ne sais pas ce que tu loupes) tu es en droit de te demander pourquoi ça fonctionne aussi bien.

Alors aujourd’hui, comme je viens tout juste de terminer la dernière aventure de la série (Syndicate de son petit nom), j’ai eu envie d’expliquer un peu le pitch de cette saga histoire de, peut-être, te donner envie d’aller voir ce film lorsqu’il sortira et, peut-être mais ça j’y crois un peu moins, te donner envie d’y jouer… Qui sait…

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Première photo de Michael Fassbender dans un costume d’Assassin.

En gros, Assassin’s Creed, c’est l’histoire de deux clans, les Assassins d’un côté et les Templiers de l’autre, qui se battent depuis des générations pour trouver, protéger, utiliser et/ou détruire des artéfacts issus d’un passé très lointain.

Alors oui, tout le monde connait les Templiers, enfin tu as sans doute déjà entendu parler de ces hommes qui ont vécu il y a trèèèès longtemps et qui n’existent plus depuis trèèèès longtemps mais à propos desquels il existe un tas de légendes : ils auraient caché des trésors un peu partout (comme dans Benjamin Gates et le Trésor des Templiers), ils seraient une société secrète qui protègeraient des secrets comme le Saint Graal (comme dans Da Vinci Code)…

En vrai, les Templiers, ils sont tous morts, ils n’existent plus, enfin c’est ce qu’on veut nous faire croire… Car dans la saga Assassin’s Creed ils sont toujours là, ils ont toujours été là et ils ne sont pas très fréquentables.

Les Templiers, dans le délire d’Assassin’s Creed et peut-être aussi dans la vraie vie, on ne sait pas, c’est plausible, sont à la recherche d’artéfacts puissants qu’ils veulent utiliser pour contrôler le monde. Rien que ça. Et les Assassins, pure création d’Ubisoft, en tous cas on n’en parle pas dans les bouquins d’Histoire, sont les ennemis des Templiers et font tout leur possible pour les empêcher d’arriver à leurs fins en cachant ou détruisant les différents artéfacts, bien que finalement ils les cachent plus souvent qu’ils ne les détruisent. C’est que c’est quand même bien utile finalement ces trucs surpuissants, là !

Les artéfacts en question, pour résumer, sont des objets puissants qu’une civilisation puissante du passé, qui aurait créé les humains il y a très longtemps donc v’là la puissance tu vois, a caché sur Terre avant son extinction (extinction qui ferait suite à des éruptions solaires, soit dit en passant…).

Donc dans Assassin’s Creed on aborde aussi le mythe de l’Atlantide, cette population dotée d’une grande intelligence qui aurait vécu sur Terre il y a très longtemps et qui aurait entièrement disparu depuis des millénaires. Dans le jeu, ces êtres empruntent les noms de divinités des anciennes religions polythéistes, comme Athéna ou Minerve par exemple. Moi qui suis passionnée par les religions polythéistes et le mythe de l’Atlantide, quand j’ai commencé à jouer à ce jeu j’ai été tout de suite séduite, évidemment.

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À chaque époque son costume d’Assassin… De quoi réjouir les cosplayers.

Le jeu aborde une époque particulière dans chacun des épisodes de la saga.

On commence avec Altaïr Ibn La-Ahad, Assassin déchu vivant au XIIème dans la Terre Sainte et voyageant notamment à Jérusalem, Acre ou encore Chypre (Altaïr’s Chronicle, Assassin’s Creed et Bloodlines). 

On incarne ensuite le fils d’un Assassin, Ezio Auditore, arrière arrière arrière arrière… petit-fils d’Altaïr, qui évolue en grande partie en Italie à la fin du XVème siècle, début du XVIème, pendant la Renaissance. On y croise notamment Léonard de Vinci, Machiavel, Rodrigo Borgia et ses enfants Cesare et Lucrezia. Les personnages évoluent à Florence, Venise, Rome et même en Espagne ou encore à Constantinople (Assassin’s Creed II, Discovery, Brotherhood et Revelations).

Le jeu nous emmène aussi à Cuba et la Havane à l’époque des pirates et de Port Royale, sous les traits d’Edward Kenway, un Assassin qui l’est devenu par hasard après avoir volé un costume à un cadavre, mais dont c’était le destin puisqu’il est le descendant d’Ezio et donc d’Altaïr. On rencontre notamment Charles Vane, Mary Read et un certain Barbe Noire (Assassin’s Creed : Black Flag).

On traverse rapidement la Guerre de Sept Ans avec un ancien Assassin qui devient Templier, Shay Patrick Cormac (Assassin’s Creed : Rogue).

Sous les traits d’un Assassin’s descendant d’Edward, Connor Kenway, on visite l’Amérique du XVIIIème siècle, notamment Boston et New York où l’on rencontre Benjamin Franklin et George Washington (Assassin’s Creed III).

On visite aussi rapidement la Nouvelle Orléans en incarnant pour la première fois de la série une Assassin, Aveline de Grandpré (Assassin’s Creed III : Libération).

Le jeu propose ensuite sa propre vision de la Révolution Française avec l’histoire d’Arno Victor Dorian, Assassin qui croise Napoléon mais aussi Robespierre, Danton, Guillotin, Beaumarchais, Dante, Sade et même Vidocq (Assassin’s Creed : Unity).

Enfin, dans le dernier opus sorti à cette date, celui que je viens tout juste de finir, c’est en compagnie de jumeaux, Evie et Jacob Frye, qu’on visite le Londres de la Reine Victoria, fin des années 1800, la Révolution Industrielle, tout ça, et on rencontre la Reine Victoria bien sûr, mais aussi Danton, Darwin, Graham Bell, Marx, Churchill ou encore Jack L’Eventreur (Assassin’s Creed : Syndicate).

A ces voyages dans le temps s’ajoutent des scènes d’un présent alternatif au notre où une petite entreprise pharmaceutique, Abstergo, couverture des Templiers du présent, a trouvé le moyen de voyager dans la mémoire génétique des gens par le biais d’une machine appelée Animus, d’où les multiples voyages dans le temps au fil des épisodes de la saga, tout est lié…

Cette petite entreprise est progressivement devenue une multinationale très influente, au fur et à mesure des épisodes du jeu, grâce à d’importantes découvertes dans différents domaines et à la transformation progressive de l’entreprise pharmaceutique de base en une gigantesque entreprise d’entertainment. On peut d’ailleurs découvrir des archives d’Abstergo dans le jeu, permettant de suivre, en marge de l’histoire principale, l’évolution des recherches de l’entreprise.

Chaque épisode suit plus ou moins le cheminement d’un Assassin ou d’un Templier dont la mémoire est retrouvée dans l’ADN d’un de leurs descendants, notamment dans celui de Desmond Miles pour la plupart des personnages (Altaïr, Ezio, Edward, Connor), faisant de Desmond un personnage central de la série et dont on parle d’une façon ou d’une autre dans chacun des épisodes de la saga.

Je précise tout de même, et bien que ce soit évident pour presque tout le monde, qu’Assassin’s Creed c’est tout d’abord un jeu, pas la réalité, que les auteurs le précisent bien à chaque fois, qu’il s’agit d’une pure fiction. Je préfère le rappeler parce qu’on a lu des trucs pas terribles sur la prétendue interprétation de l’Histoire proposée par le jeu…

Enfin, tout ça pour dire que le scénario est particulièrement bien ficelé, ça ne m’étonne pas que ça fonctionne parce que c’est parfaitement raconté, le jeu est bon, la jouabilité est excellente, rien à voir avec tout ce qui se fait par ailleurs, il s’agit d’un jeu d’action dans un monde ouvert inspiré par l’Histoire. Disons que la simple visite de Florence, de Paris ou de Londres à une certaine époque peut justifier qu’on y passe du temps, il y a beaucoup de détails, il est évident qu’une recherche approfondie a été faite par les développeurs pour donner au joueur une expérience unique. L’histoire développée dans le jeu est pleine de surprises, c’est loin d’être aussi manichéen qu’on pourrait le croire en lisant le pitch de départ, au fil du jeu on découvre que les Assassins ne sont pas aussi respectables qu’on peut le croire tandis que les Templiers ne sont pas tous aussi pourris qu’on voudrait nous le faire croire, d’ailleurs on est amené à incarner des Templiers qui deviennent Assassins et des Assassins qui deviennent Templiers ce qui permet de voir les deux camps de très près.

Même en jouant vite, 30 heures par opus c’est un minimum pour arriver à la fin de la multitude de missions proposées dans chacun des titres. Le jeu n’est pas linéaire, on peut faire plusieurs missions différentes en même temps, il y a un scénario de base mais des dizaines de missions secondaires qui imposent au joueur de visiter chaque recoin de la carte, ça vaut le coup d’y jeter un oeil et je ne regrette pas de l’avoir fait.

Pour ma part, bien que j’aie vraiment aimé tous les épisodes, celui que je préfère reste encore Black Flag, parce qu’on incarne un pirate qui ressemble beaucoup au personnage de Jack Sparrow, avec sa dégaine et son humour, mais aussi et surtout pour la navigation assez libre qu’on ne retrouve pas dans les autres (sauf un peu dans Rogue mais pas au même niveau).

Donc hâte de connaitre le prochain jeu, et hâte de voir le film qu’on attend impatiemment depuis tellement longtemps et qui devrait sortir en décembre 2016, aaarrgh c’est loin !

En attendant je te propose de revoir les trailers des jeux déjà sortis dans cette compilation de ScreenDale.

Et puis parce que c’est mon site et que j’ai le droit :

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