Le Horla – Guy de MAUPASSANT

Illustration de la couverture Librio réalisée par Alexis Lemoine.

Guy de Maupassant n’est pas un auteur facile à lire. Son écriture est le plus souvent une succession de descriptions de tout et de rien. Ces descriptions trop longues sont la marque de fabrique de cet auteur normand.

Le Horla est un des premiers romans fantastiques de l’auteur. L’histoire est oppressante grâce à la façon dont elle est écrite. C’est une sorte de journal intime, partant d’une légère fatigue à une démence totale. L’auteur du journal, qu’on imagine facilement être Maupassant lui-même, vivrait avec un être surnaturel qui se nourrirait de la vie des hommes. Le plus effrayant c’est qu’on n’arrive pas à savoir si c’est le personnage principal, auteur du journal qu’il écrit à la première personne, qui devient fou, ou si au contraire, le Horla existe réellement. Le nom du Horla est né de cette sensation de Maupassant de ne pas faire un avec son corps. Cette dualité, il l’exprime souvent de diverses façons, ici c’est « hors » de « là », soit hors de son corps. C’est à cause de cette sensation schizophrène en partie qu’il a sombré dans la folie quelques années après avoir livré ce roman. Cette nouvelle, écrite en 1887, a été de nombreuses fois adaptée à l’écran. La dernière adaptation date de 2009, un moyen métrage de 20 minutes réalisé par Boris Labourguigne et Bastien Raynaud.

Si vous avez chez vous ou à disposition le Librio dont j’ai utilisé l’image ou la version précédente avec le prix écrit en francs (notez que ce prix n’a pas changé depuis et c’est bien le seul), vous aurez la chance de pouvoir lire L’héritage, autre nouvelle signée Maupassant, plus légère que la précédente. C’est une histoire satirique qui met en scène un jeune couple qui, pour toucher l’héritage conséquent qu’on lui a légué, doit absolument mettre au monde un enfant.

Maupassant est un auteur qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, et ce malgré le fait qu’il puisse être considéré bien souvent comme inaccessible. Habituellement je conseille vivement à ceux qui souhaitent s’intéresser à l’œuvre de cet auteur de lire cette nouvelle en priorité. Elle est suffisamment haletante pour que le lecteur ait envie de continuer et elle ne comporte pas autant de passage descriptifs inutiles que dans les autres bouquins. L’édition proposée par Librio proposant successivement Le Horla et L’héritage permet de mieux s’extraire de la frayeur engendrée par la première nouvelle

Bonne lecture !

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